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Élection présidentielle américaine mardi 8 novembre 2016

L’élection présidentielle américaine est un scrutin indirect permettant l'élection du collège électoral qui choisit le président des États-Unis et le vice-président ; ce processus est régi par des règles inscrites dans la Constitution. La désignation des grands électeurs et le choix des candidats font l'objet de règles établies par chacun des États d'où sont issues des traditions plus ou moins formalisées. Depuis la seconde moitié du XXe siècle, ce processus prend environ un an.

Collège electoral

Le collège électoral des États-Unis désigne l'ensemble des grands électeurs, représentants du peuple américain chargés d'élire le président des États-Unis.
Actuellement, le collège compte 538 électeurs, soit autant que de membres du congrès ainsi que 3 électeurs du district de Columbia.

 

Le nombre de grands électeurs varie selon chaque Etat, de 3 (pour le Montana, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, etc.) à 55 (pour la Californie). Chacun reçoit autant de grands électeurs qu’il compte de sénateurs et de députés au Congrès américain (le Sénat + la Chambre des représentants), auxquels s’ajoutent les 3 du district de Columbia (Twenty-third Amendment 1961). Attendu que chaque Etat compte deux sénateurs (pour un total de 100) et au moins un élu à la Chambre des représentants, il est assuré d’en réunir au moins 3. Le facteur démographique explique les différences entre Etats, les plus peuplés, à l’instar de la Californie, se voyant allouer le plus grand nombre de grands électeurs.

Therefore, in total, there are currently 538 electors, corresponding to the 435 members of the House of Representatives and 100 senators, plus the three additional electors from the District of Columbia.
A l’exception du Maine et du Nebraska, les autres Etats américains appliquent la règle du "winner take all" : le ticket arrivé en tête des suffrages, même d’une courte avance, gagne la totalité des grands électeurs alloués à l’Etat. Autrement dit, que la victoire se fasse à l’arrachée (quelques centaines de voix d’écart) ou de façon plus confortable, le résultat est le même : l’Etat en question enverra son contingent de grands électeurs sous la même couleur politique. Ce mode de désignation, en accordant une prime décisive au vainqueur, favorise les deux grands partis, Démocrates et Républicains. Par ailleurs, il incite les candidats à l’élection présidentielle à se détourner des Etats jugés sûrs, où les intentions de vote ne souffrent d’aucun doute quant à la victoire finale. Côté démocrate, la Californie ou l’Etat de New York sont acquis d’avance tandis que le Texas devrait demeurer dans l’escarcelle républicaine, quoiqu’il advienne. Ces bastions, les "safe states", sont délaissés, au profit des Etats où le scrutin s’annonce beaucoup plus serré, les "swing states" or "battleground states". L’enjeu des élections n’est pas tant de l’emporter largement dans les safe states que d’arriver en tête des suffrages dans les Etats clefs.

Ce mode de scrutin a fait l’objet de vives critiques, en particulier lors de la première élection de G. W. Bush, lorsque le candidat républicain l’a emporté dans le Collège électoral, alors qu’il a réuni sur son nom moins de voix que son rival au niveau fédéral, le démocrate Al Gore. Une curiosité démocratique liée au mode de scrutin, G. W. Bush l’ayant emporté dans les Etats où l’élection a été particulièrement serrée, notamment la Floride, Etat qui a forcé la décision finale.

Le (Twelfth Amendment 1804), spécifiant la façon dont un président et vice-président sont élus, exige que chaque électeur à une voix pour le président et un autre vote pour le vice-président.

Un candidat doit recevoir la majorité absolue des votes du collège électoral (270 voix depuis 1964, soit la moitié plus un des 538 grands électeurs) pour être élu. Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue des suffrages, la chambre des représentants se charge de l’élection.

 

Chaque Etat désigne, de la manière que l'Assemblée législative de celui-ci peut ordonner, un nombre d'électeurs égal au nombre total de sénateurs et de représentants auquel l'Etat peut avoir droit au Congrès: mais aucun sénateur ou représentant, ou personne détentrice d'un Bureau de la confiance ou de profit aux États-Unis, est nommé électeur.

 

Comment le vote populaire affecte le collège électoral?

 

Dans 48 des 50 États (plus le District de Columbia, de sorte que 49 des 51 juridictions), la partie qui reçoit le plus de votes lors de l'élection dans tout l'État obtient de nommer son ardoise des électeurs au collège électoral, de ce fait tous, mais garantissant (*) qui les électeurs vont voter pour le candidat de ce parti.

 

Dans les deux autres Etats (Nebraska et Maine), la partie qui reçoit le plus de votes dans chaque district du Congrès arrive à nommer un électeur, et la partie qui reçoit le plus de votes dans tout l'État obtient de nommer supplémentaires deux électeurs.

Donc, comme vous pouvez le voir, le vote populaire affecte le collège électoral en déterminant sa composition, sur Etat par Etat.

Techniquement, les électeurs ne sont pas tenus de voter pour un candidat en particulier. Cependant, comme les parties désignent toujours des membres fidèles de longue date du parti pour être électeurs, les électeurs votent comme prévu plus de 99% du temps. incidents rares "Faithless Électeur" sont généralement soit une manifestation de quelque sorte, une décision tactique, ou une erreur dans le scrutin.

Certains États ont des lois qui visent à forcer les électeurs à voter pour le candidat de leur parti de nomination, cependant, ces lois sont de Constitutionnalité douteuse, et n'a jamais été contesté en cour.



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